QUÉBEC : LE GRAND MALENTENDU ÉCOLOGIQUE

Enquête sur un territoire qui rassure, mesure peu et expose à des risques invisibles
Par Empreinte Numérique by Laura – Enquête indépendante


Introduction — Le mythe d’un paradis propre


Le Québec est fréquemment présenté comme un territoire préservé : vastes forêts, lacs immenses, agriculture dite « raisonnée », eau potable abondante. Cette image est puissante. Elle rassure. Elle séduit. Elle attire.


Mais à mesure que l’on vit ici, que l’on observe le territoire, que l’on consulte les données publiques disponibles, que l’on compare les protocoles avec ceux en vigueur en Europe — et surtout que l’on s’intéresse à ce qui n’est pas mesuré — une autre réalité se dessine.


Celle d’un territoire où l’insuffisance de données environnementales complètes peut créer un faux sentiment de sécurité, laissant les populations exposées à des risques sanitaires cumulatifs et invisibles, liés notamment aux perturbateurs endocriniens, aux substances persistantes (PFAS), aux pesticides agricoles et à d’autres contaminants émergents.


Ce texte n’est ni un réquisitoire contre les Québécois, ni un jugement sur ceux qui ont choisi d’y vivre. Il ne prétend pas non plus démontrer des liens causaux là où la science ne l’a pas formellement établi.


Il s’agit d’une mise en garde documentée, fondée sur des enquêtes publiques, des rapports officiels, et surtout sur les angles morts institutionnels qui entourent la surveillance environnementale.


1 – Eau potable : quand mesurer peu permet d’afficher des chiffres rassurants


Le cas emblématique du lac Memphrémagog


Le lac Memphrémagog alimente en eau potable plusieurs municipalités, dont Sherbrooke, desservant environ 200 000 personnes. Or ce même lac est classé à risque environnemental élevé du côté américain (Vermont), où il fait l’objet d’une surveillance renforcée, d’une reconnaissance officielle des pressions agricoles, d’alertes régulières sur la qualité de l’eau, et d’une classification comme « impaired » (dégradé) par les autorités environnementales américaines, notamment en raison de nutriments excessifs (phosphore) et de contaminants détectés.

Un même lac. Deux pays. Deux récits sanitaires.


La chimie de l’eau ne s’arrête pas à la frontière. Ce qui change, ce sont les protocoles de surveillance, les substances recherchées, et la transparence des données publiées.
Des campagnes québécoises ont mesuré des concentrations de PFAS de l’ordre de 6 ng/L dans le lac Memphrémagog (selon les substances analysées et les périodes étudiées).

Ce chiffre, souvent perçu comme rassurant, doit être interprété avec prudence : il ne concerne qu’un nombre limité de molécules recherchées, et non l’ensemble des PFAS existants.


Or la littérature scientifique associe certaines expositions aux PFAS à des effets sanitaires documentés, notamment des cancers, des troubles thyroïdiens, une baisse de l’immunité, des impacts sur la fertilité et le développement. Il ne s’agit pas ici d’affirmer un effet direct local, mais de rappeler que la nature persistante et cumulative de ces substances impose une surveillance élargie.

PFAS et microplastiques : le coeur du problème

Au Québec, seules 4 à 6 molécules PFAS sont généralement analysées (PFOS, PFOA, PFHxS, PFNA…), les campagnes sont ponctuelles, les données publiques sont rares, peu détaillées et difficilement accessibles.
En Europe (et en France), plus de 20 PFAS sont analysés, incluant des composés anciens, récents et émergents, les résultats sont publics, détaillés et régulièrement mis à jour et la réglementation adopte une approche par classe de substances, non au cas par cas.


Ainsi, lorsqu’un chiffre tel que « 4 ng/L » est communiqué au Québec, il ne signifie pas que l’eau est exempte de contaminants persistants. Il signifie uniquement que les substances recherchées lors de cette analyse spécifique sont sous un seuil donné.
Ce qui n’est pas recherché n’est pas détecté. Ce qui n’est pas détecté n’apparaît pas… sur le papier.


Les données disponibles montrent pourtant une contamination généralisée :
une étude universitaire citée par Radio-Canada indique la présence de PFAS dans 99,3 % des 376 municipalités québécoises testées. Des concentrations extrêmes ont été mesurées ailleurs dans la province : jusqu’à 3 600 ng/L au ruisseau Henri-Giroux près de l’aéroport de Mirabel, 606 ng/L à la rivière Belle-Rivière, 281 ng/L à la rivière du Chêne.


En Estrie, des concentrations ont été rapportées autour de 9 ng/L au lac Magog et à la rivière Saint-François, toujours dans les limites des substances analysées.
À ce jour, le Québec ne dispose pas de normes contraignantes pour les PFAS dans l’eau potable ou les rejets environnementaux. Les recommandations de Santé Canada (30 ng/L pour la somme de 25 PFAS) ne sont pas juridiquement obligatoires.

Microplastiques : une pollution peu documentée

La situation est comparable pour les microplastiques.
Au Québec, aucune norme contraignante n’existe en 2025, et les données publiques sont très limitées.
Des études nord-américaines plus anciennes (2017) ont pourtant montré la présence de microplastiques dans une majorité d’échantillons d’eau potable, avec une moyenne d’environ 4 particules par litre, ce qui représente une ingestion annuelle de plusieurs milliers de microparticules pour un adulte.
En France, des travaux récents (CNRS, 2025) ont mis en évidence des concentrations allant de 19 à plus de 1 000 particules par litre, dont une majorité de particules inférieures à 20 micromètres, invisibles aux méthodes standards et potentiellement capables de franchir certaines barrières biologiques.
Là encore, la différence majeure réside moins dans l’existence de la pollution que dans le niveau de surveillance, de publication et de régulation.

2 — Rivières visibles, pollution invisible

Magog, Saint-François, affluents urbains

Les observations de terrain sont nombreuses :

  • exutoires visibles,
  • mousses persistantes,
  • dépôts anormaux,
  • absence d’affichage ou d’avertissement public.

Ces éléments ne constituent pas, à eux seuls, une preuve chimique précise. Mais en sciences de l’environnement, ils sont considérés comme des indicateurs de stress écologique, souvent associés à des tensioactifs, des rejets urbains ou industriels, et des résidus chimiques.


Des analyses officielles ont révélé la présence de plus de 50 pesticides dans certains ruisseaux agricoles québécois (Gibeault-Delisle et Norton notamment), avec des néonicotinoïdes dépassant jusqu’à 1 000 fois les critères de protection de la vie aquatique chronique (100% des échantillons concernés). Le glyphosate y figure parmi les substances les plus fréquemment détectées.
Ces contaminants peuvent s’accumuler dans les sédiments et les organismes aquatiques, et constituent des expositions potentielles pour les populations locales via la baignade, la pêche ou la consommation de poissons.
Contrairement à l’Europe, où les directives sur l’eau imposent une surveillance élargie et des publications régulières, le Québec souffre d’un déficit de transparence sur la nature, la fréquence et l’impact cumulatif de ces pollutions.
Ces contaminants, qui stressent les écosystèmes et s’accumulent dans les poissons consommés localement, peuvent poser des risques pour les baigneurs selon les analyses scientifiques disponibles sur le sujet : irritation cutanée, ingestion accidentelle menant à des troubles digestifs, et exposition à long terme à des neurotoxiques comme les néonicotinoïdes, liés à des baisses de fertilité et des troubles neurologiques.

3 — Clusters de maladies : quand les enquêtes s’arrêtent trop tôt

Vallée du Saint-François, Charlevoix, SLA (Maladie du Charcot)

Dans certaines régions québécoises, des regroupements géographiques de cas de sclérose latérale amyotrophique (SLA) ont été observés. Des enquêtes de santé publique ont été ouvertes, puis refermées, faute de démonstration statistique d’un excès significatif.

Il est essentiel de le rappeler : aucun lien causal formel n’a été établi entre ces cas et des facteurs environnementaux précis.
Cependant, plusieurs éléments méritent d’être soulignés :

  • l’existence de clusters localisés,
  • la présence de facteurs environnementaux complexes (agriculture intensive, hydrologie lente, plans d’eau),
  • des investigations limitées dans le temps et dans les paramètres étudiés,
  • l’absence d’un registre provincial exhaustif de la SLA, rendant difficile toute analyse à long terme.

En santé environnementale, un principe demeure fondamental :
L’absence de preuve n’est pas la preuve de l’absence, surtout lorsque les données disponibles sont fragmentaires.

4 — Agriculture, pesticides et gouvernance du risque

Le Canada autorise encore l’utilisation de pesticides interdits en Europe, notamment certains néonicotinoïdes et herbicides controversés.
Santé Canada a reconnu s’appuyer largement sur des études fournies par les fabricants de pesticides eux-mêmes (Monsanto par exemple) pour l’évaluation de certains produits. Des scientifiques ont exprimé publiquement leurs inquiétudes, certains allant jusqu’à démissionner de leurs fonctions consultatives.
En 2023, 5,4 millions de kilogrammes de pesticides ont été vendus au Québec, dont 44 % de glyphosate. Des analyses ont détecté ce dernier dans l’eau potable de plusieurs villes, parfois à des concentrations dépassant largement les normes européennes, bien que restant sous les seuils québécois.
La réforme fédérale récente visant à remplacer les réévaluations périodiques par une « surveillance continue fondée sur les risques » suscite de vives inquiétudes au sein de la communauté scientifique, en raison des angles morts potentiels qu’elle crée.
Un scandale récent illustre parfaitement les failles de cette gouvernance du risque. Fin novembre 2025, la revue Regulatory Toxicology and Pharmacology a rétracté une étude influente de 2000 (Williams et al.), largement citée pour conclure à l’innocuité du glyphosate et du Roundup. Des documents judiciaires américains ont révélé que des employés de Monsanto avaient probablement « ghostwrité » des parties importantes de l’article, tout en masquant des conflits d’intérêts et une possible rémunération. Cette étude a été utilisée par Santé Canada lors de sa réévaluation du glyphosate en 2017, qui a conduit à son autorisation jusqu’en 2032. Bien que l’agence affirme aujourd’hui que cette rétractation ne remet pas en cause ses conclusions (car elle aurait examiné les données primaires indépendamment), plusieurs organisations environnementales et scientifiques québécoises et canadiennes (Équiterre, Vigilance OGM, Prevent Cancer Now) exigent une révision complète du dossier. Cet épisode renforce le contraste avec l’Europe, où le principe de précaution prévaut et où de telles dépendances envers les données des fabricants sont de plus en plus contestées.

5 — Le « bio » nord-américain : une protection relative

Le label biologique nord-américain autorise certaines substances interdites en Europe, repose davantage sur des pratiques déclaratives et tolère les contaminations croisées (sols, eau, air).
Le résultat est un consommateur convaincu de faire un choix sain, alors que l’exposition à certains résidus demeure possible. La différence avec l’Europe ne tient pas à l’absence de volonté, mais à des cadres réglementaires distincts, historiquement plus permissifs en Amérique du Nord.

6 — Le véritable enjeu : mesurer, publier, gouverner

Le Québec fonctionne encore largement sur une logique de gestion du risque acceptable, fondée sur :

  • des seuils définis par ce qui est mesurable,
  • une forte confiance institutionnelle,
  • une surveillance ciblée plutôt que systémique.

L’Europe, après plusieurs scandales sanitaires majeurs, a adopté une approche fondée sur le principe de précaution, la surveillance élargie et la publication systématique des données.
Ne pas mesurer n’est pas un hasard, c’est un choix politique. Et ce choix a des conséquences à long terme sur la santé publique.

Conclusion — Un signal, pas une condamnation

Cette enquête ne prétend pas que le Québec est invivable. Elle montre qu’il rassure plus qu’il ne documente.
Dans un contexte de pollution diffuse, persistante et cumulative, cela pose un enjeu majeur : des expositions invisibles via l’eau potable, l’alimentation — y compris biologique — et les usages récréatifs.
Informer, mesurer, publier, comparer :
ce ne sont pas des attaques contre un territoire. Ce sont des actes de responsabilité.

Sources :

  • Étude Université de Montréal (2018-2021, publiée et citée en 2023-2025) : PFAS détectés dans 99,3 % des 376 municipalités testées → Radio-Canada, « Des contaminants éternels dans l’eau potable de villes québécoises » (27 février 2023), et rappels en 2025.
  • Concentrations extrêmes près de Mirabel (2025) : 3 600 ng/L au ruisseau Henri-Giroux (120 fois le seuil recommandé de 30 ng/L), 606 ng/L rivière Belle-Rivière, 281 ng/L rivière du Chêne → Radio-Canada, « Des cours d’eau « très contaminés » aux PFAS près de l’aéroport de Mirabel » (11 septembre 2025).
  • Estrie et lac Memphrémagog : 6 ng/L dans le lac, 9,53 ng/L lac Magog, 9,27 ng/L rivière Saint-François → Radio-Canada, « Une étude inédite sur les PFAS cible des plans d’eau en Estrie » (11 septembre 2025).
  • Absence de normes contraignantes au Québec → Site du Ministère de l’Environnement (environnement.gouv.qc.ca), page sur les SPFA (PFAS) dans l’eau potable (mise à jour 2025) ; Radio-Canada, « Des dépotoirs rejettent des contaminants éternels dans les rivières avec l’aval de Québec » (2 mai 2024).
  • Seuil Santé Canada : 30 ng/L (objectif non obligatoire) → Santé Canada et multiples articles Radio-Canada (2024-2025).
  • Plus de 50 pesticides détectés, néonicotinoïdes dépassant >1 000 fois les critères de vie aquatique chronique (100 % des échantillons) → Radio-Canada, « Plus de 50 pesticides dans des ruisseaux, parfois en concentration 1000 fois trop élevée » (11 juin 2025), basé sur rapport MELCCFP 2019-2020 (toujours référence en 2025).
  • Glyphosate fréquent → Même rapport MELCCFP et bilans pesticides.
  • Glyphosate : Santé Canada ne s’inquiète pas d’avoir utilisé une fausse étude – publié le 4 décembre 2025 par Thomas Gerbet – Radio Canada
  • Clusters de maladies (SLA en Val-Saint-François et Charlevoix) – ~20 cas confirmés depuis 2012 dans Val-Saint-François, majorité près de plans d’eau, enquête 2025 sans excès statistique mais suspicions environnementales (cyanobactéries, etc.) → Radio-Canada, « SLA en Estrie : pas d’excès de cas, la santé publique met fin à son enquête » (22 octobre 2025) ; La Tribune, « SLA : assez de cas pour continuer l’enquête dans le Val » (6 mai 2025). Absence de registre provincial → Mentionnée dans enquêtes santé publique 2025 (Radio-Canada et La Presse). – Charlevoix : Concentrations inhabituelles, mobilisations annuelles → Références à Marche pour vaincre la SLA (2025).
  • Ventes 2023 : 5,4 millions kg, dont 44 % glyphosate → Bilan des ventes de pesticides au Québec, année 2023 (MELCCFP, pdf officiel publié 2025).
  • Glyphosate dans eau potable (20-25 fois norme UE) → Radio-Canada, « L’herbicide glyphosate dans l’eau potable de 10 villes québécoises » (6 octobre 2025), analyses Vigilance OGM.
  • Label bio nord-américain plus laxiste (substances autorisées interdites en UE, contrôles déclaratifs, contaminations croisées) → Articles 2025 sur différences normes bio (The Conversation, GoodPlanet, RTBF), basés sur règlement Canada Organic Regime vs UE 2018/848.
  • Pesticides autorisés au Canada interdits en Europe (néonicotinoïdes, etc.) → Bilans MELCCFP et comparaisons internationales 2025.
  • Données Canada/Québec limitées, mais présence confirmée (ex. étude 2017 : moyenne 4 particules/L dans échantillons canadiens) → Études citées en 2025 sans contradiction majeure ; comparaisons avec France (CNRS 2025 : centaines à milliers particules/L).

Chronologie structurée :

2018–2021

Campagnes d’échantillonnage PFAS sur de nombreux plans d’eau (dont des lacs/rivières en Estrie, etc.). (Ce point est documenté dans les synthèses et rapports qui ressortent ensuite dans la presse et les organismes de bassin.)

9 août 2024

Santé Canada publie un “objectif” de 30 ng/L pour la somme de 25 PFAS dans l’eau potable (objectif non contraignant, remplaçant des valeurs antérieures plus “molécule par molécule”).

2024–2025

Confirmation publique (INSPQ) : pas de norme PFAS dans l’eau potable au Québec (on parle de valeurs guides / objectifs).

Début 2025 (janvier–février)

Cas médiatisé : rivière Mawcook (Estrie) fortement contaminée, lien avec lixiviat de site d’enfouissement; mention de PFAS élevés dans le lixiviat traité (ordre de grandeur 3500 ng/L) et d’éléments de contexte sanitaire local (PFOA).

Avril 2025 (publication officielle)

Publication du Bilan des ventes de pesticides au Québec – Année 2023 (MELCCFP).

2025

(publication récente d’un rapport MELCCFP sur pesticides en cours d’eau)

Le MELCCFP publie un rapport de suivi “pesticides en cours d’eau” (secteurs maraîchers ; 2019–2020), rappelant : >50 pesticides détectés et 100 % des échantillons dépassant au moins un critère, avec glyphosate/AMPA et néonicotinoïdes parmi les plus fréquents.

11 septembre 2025

Enjeux PFAS très médiatisés (plusieurs publications/relai) : contamination PFAS près de Mirabel + étude/ciblage de plans d’eau en Estrie (avec valeurs chiffrées sur certains plans d’eau).

6 octobre 2025

Publication (via Vigilance OGM + reprise presse) : glyphosate mesuré dans l’eau potable de 10 villes (2,0 à 2,5 μg/L), présenté comme 20–25× la norme européenne de qualité (0,1 μg/L), tout en restant sous un seuil québécois évoqué (210 μg/L).

Chiffres sourcés :

  • PFAS — normes, objectifs, cadre
    Québec : pas de norme PFAS dans l’eau potable (information synthétisée par INSPQ).
    Santé Canada (août 2024) : objectif = 30 ng/L pour la somme de 25 PFAS (objectif non obligatoire).
  • PFAS — cas documentés / ordres de grandeur
    Lixiviat / site d’enfouissement (cas Mawcook) : mention d’environ 3500 ng/L de PFAS dans le lixiviat traité (ordre de grandeur rapporté).
    (Exemple de concentrations élevées observées dans certains contextes)
  • Pesticides en cours d’eau (Québec)
    Rapport MELCCFP (2019–2020, publié récemment) :
    – >50 pesticides détectés dans chaque cours d’eau suivi (secteurs maraîchers),
    – 100 % des échantillons dépassent un critère de vie aquatique chronique (au moins un pesticide),
    – glyphosate + AMPA parmi les plus fréquents,
    – néonicotinoïdes avec dépassements “plus marqués”.
  • Ventes de pesticides (Québec)
    MELCCFP (bilan 2023, publié) :
    glyphosate = 44 % des ventes agricoles,
    chiffre cité : 1 668 590 kg (i.a.) pour le glyphosate (dans le secteur agricole) dans le document.
  • Glyphosate dans l’eau potable (échantillonnage “10 villes”)
    Résultats communiqués :
    2,0 à 2,5 μg/L dans les échantillons,
    comparaison : norme UE de qualité 0,1 μg/L (→ “20–25×”),
    seuil “permis au Québec” évoqué : 210 μg/L.

Références institutionnelles

Canada / fédéral

  • Santé Canada — Objectif PFAS dans l’eau potable (30 ng/L / somme 25 PFAS)
  • Publications du Gouvernement du Canada (ECCC / Santé Canada) — rapport fédéral PFAS (document officiel listé)

Québec / provincial

  • INSPQ — “Normes et valeurs guides PFAS dans l’eau potable” (mention explicite : pas de norme au Québec; rappel de l’objectif fédéral 2024).
  • MELCCFP — Bilan des ventes de pesticides (année 2023, PDF officiel).
  • MELCCFP — Rapport pesticides en cours d’eau (secteurs maraîchers 2019–2020; PDF).
  • COGESAF / organismes de bassin — rapport PFAS Lac Memphrémagog (document technique régional).
  • Presse de référence
  • Reprise chiffrée glyphosate 10 villes : presse + source Vigilance OGM.

Article publié sur investigationsdigitales.fr en date du 6 janvier 2026